La Racine et la Rose
Betterave, Rose et Crème de marron
Ça pourrait presque être le début d’un poème.
J’ai découvert cette association, entre la betterave et la rose, dans un petit salon de thé / restaurant de Périgueux, spécialisé dans les tartelettes. Ce qui tombe bien quand on s’appelle Maison Tarte.
Cet accord, ils le proposent dans un latte parfumé à la rose et agrémenté d’un velouté de betterave. La crème de marron (légère) et la vanille finissant l’accompagnement.
Et c’est drôlement bon. Au point de le transformer en un petit entremets.
Variations autour des Desserts à l’Assiette :
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La Racine et la Rose Betterave, Rose et Crème de marron
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Trinité pascale Fromage de Chèvre, Miel et Fraise
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Margaux II Agrumes et Camomille
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Hespérie -

Le Chou-Fleur du 1903 Chou-Fleur, Amande et Fève de Tonka
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La Chèvre de Mademoiselle Marie Entremets Fromage de Chèvre et Miel
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Blanc comme la Neige, Rouge comme le Sang, Noir Comme l’ébène Entremets Pomme, Fève de Tonka et Vanille
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Histoire Éternelle Entremets Rose, Poire et Vanille
Ingrédients & Matériel
Le Biscuit Moelleux à la Crème de Marron :
- Beurre (fondu) : 55 g
- Farine de Blé : 25 g
- Farine de Châtaigne : 10 g
- Levure chimique : 1 g
- Crème de marron : 60 g
- Sucre : 15 g
- Œuf : 50 g (1)
Le Sirop et la Sauce à la rose :
L’infusion à la rose :
- Eau : 500 g
- Miel : 2 c.à.s
- Pétales de Rose Séchées : 4 c.à.s
- Les zestes d’un citron bio
La Sauce à la Rose :
- Infusion de Rose : 375 g
- Manioc : 9 g
- Miel : pm
La Compotée de Betterave et Vanille :
- Purée de Betterave : 200 g
- Jus de citron : 40 g
- Masse gélatine : 42 g
- Gélatine en poudre : 7 g
- Eau d’hydratation : 27,5 g
La Mousse Fromage Blanc à la Rose :
- Fromage Blanc Entier (8%MG) : 180 g
- Essence de Rose : 10 g
- Sucre : 50 g
- Masse gélatine : 24 g
- Gélatine en poudre : 4 g
- Eau d’hydratation : 20 g
- Crème liquide 35%MG : 180 g
La Tuile Châtaigne et Betterave :
- Blanc d’œuf : 60 g (2)
- Huile : 40 g
- Beurre : 10 g
- Sucre : 50 g
- Farine de Blé : 35 g
- Farine de Châtaigne : 15 g
- Purée de Betterave : 10 g
Les Gels :
Le Gel de Betterave :
- Jus de Betterave : 150 g
- Jus de Citron : 40 g
- Agar-agar : 2 g
Le Gel à la Crème de Marron :
- Eau : 100 g
- Crème de Marron : 50 g
- Jus de Citron : 40 g
- Agar-agar : 2,5 g
Le tout-venant :
- Cul-de-poule
- Couteau d’office
- Poêles & Casseroles
- Balance électronique
- Balance de précision (0,1 g)
- Rouleau à pâtisserie
- Fouet, Maryse & Spatules
- Corne & Coupe-pâte
- Thermomètre électronique
- Tapis de cuisson ou papier sulfurisé
- Film Plastique Alimentaire
Pour la recette :
Cercles, Moules & Récipients :
- Tourne large mold (MoldBrother)
- Coronet Tuile Mold (MoldBrother)
- Medium Disc Interior mold (MoldBrother)
Appareillages :
- Mixeur plongeant
- Robot pâtissier
- Batteur électrique
- Presse-agrume
Poche & Douilles :
- Poche à douille : 2
Pas à Pas de la Recette
Vous trouverez dans les onglets suivants, les différentes recettes, techniques et autres conseils autour de certains produits spécifiques nécessaires à la recette :
Utilisation de la gélatine en poudre, de la pectine, fabrication d’un praliné, abaisse et cuisson d’une pâte, et bien d’autres encore.
Poudre ou feuille ? Cinq ou six fois le poids en eau ? 120 ou 100 blooms ? Bref, tout ce qu’il faut savoir sur la gélatine.
Le degré bloom représente la force ou résistance à l’enfoncement d’une gelée, d’un gel ou d’une solution de gélatine. Les produits achetés dans le commerce (feuille ou poudre) sont compris entre 50 et 300 blooms (la plupart du temps 200 blooms). Plus le bloom est important, plus la gélification sera importante (à masse équivalente).
Calculer la masse de gélatine en fonction du bloom :
Si une recette vous demande 2 g (masse proposée) de gélatine 130 bloom (bloom proposé), mais que vous possédez une gélatine 200 blooms (bloom possédé), il suffit d’effectuer ce calcul (qui n’est pas, à proprement parlé, une règle de trois) pour trouver la masse à peser (masse cherchée) :
La masse de gélatine en feuille correspond à la masse de gélatine en poudre (à bloom équivalent). La seule différence entre les deux types de gélatine est son emploi :
- La gélatine en poudre se réhydrate dans cinq fois sa masse en eau.
- La gélatine en feuille se réhydrate dans un grand volume d’eau froide (puis pressée et essorée).
La gélatine en feuille doit être réhydratée dans un grand volume d’eau froide (et même glacé si possible). On la laisse gonfler 15 min puis on la presse entre les mains et on l’essore pour l’introduire dans une préparation chaude (mais pas bouillante) ou on la fait fondre délicatement dans une casserole.
Une feuille pèse habituellement 2 g, cependant il est préférable de peser la feuille de gélatine, car tous les fabricants ne se valent pas.
La masse gélatine est le nom donné au mélange entre la gélatine en poudre et l’eau servant à sa réhydratation. Contrairement à la gélatine en feuille qu’on réhydrate dans un grand bol d’eau froide, la gélatine en poudre nécessite une pesée précise de l’eau.
La méthode en pas à pas
Préparez la masse gélatine en mélangeant la gélatine en poudre et l’eau d’hydratation. Laissez gonfler au frais.
Au bout d’un bon quart d’heure, faites fondre la gélatine au bain-marie, filtrez puis replacez au frais. Vous pouvez alors utiliser la masse gélatine soit fondue à nouveau au bain-marie, soit solide coupée en morceaux.
Ma préférence (à moi) va à la gélatine refondue, elle s’incorpore plus facilement et surtout, de façon plus homogène.
La gélatine en poudre se réhydrate préférentiellement dans cinq fois sa masse en eau et non six fois comme on le voit très souvent.
La raison en est toute simple. Une fois la préparation décongelée, quelle qu’elle soit, elle va avoir tendance à rendre de l’eau. En ne la réhydratant qu’avec cinq fois sa masse en eau, la gélatine va pouvoir absorber ce surplus d’eau, ce qu’elle ne pourrait pas faire si on l’avait réhydratée avec six fois sa masse en eau.
Le sucre « pectiné » est un simple mélange de sucre et de pectine. Il permet d’éviter la formation de grumeaux lors de l’incorporation de la pectine dans la préparation. Il s’introduit dans un liquide chaud, mais pas bouillant (aux alentours de 50 °C).
La méthode en pas à pas :
Pesez précisément la pectine puis ajoutez le sucre. Mélangez au fouet pour bien la disperser dans le sucre.
Faites chauffer votre préparation. Lorsqu’elle est suffisamment chaude, ajoutez le sucre pectiné et fouettez vivement pour bien la dissoudre. Portez à ébullition et maintenez cette dernière une dizaine de secondes.
La pectine jaune est un gélifiant qu’on utilise pour les pâtes de fruits. Elle donne un résultat plus ferme que la pectine NH, ce qui est l’effet recherché pour une pâte. Elle s’utilise comme sa cousine en la mélangeant préalablement avec une partie du sucre pour éviter qu’elle ne fasse des grumeaux.
Propriétés :
- Elle est non réversible. Si vous faites réchauffer la pâte de fruits, elle ne resolidifiera pas.
- Pour qu’elle agisse, il est nécessaire d’être en milieu acide, d’où l’utilisation de jus de citron.
- Son action est lente. Il faut prévoir un temps de « séchage » d’une journée avant de découper la pâte de fruit.
La crème liquide doit respecter certaines conditions :
- Elle doit, au moment du montage, être très froide. Il faut donc qu’elle passe plusieurs heures au frigo et le mieux, 15 à 20 min au congélateur juste avant le fouettage.
- Elle doit contenir au moins 30 % de matière grasse. Les professionnels utilisent une crème à 35 % de matières grasses au minimum. Elles sont plus difficiles à se procurer, mais vous pouvez en trouver à Grand Frais ou dans certains supermarchés. J’utilise en priorité la crème liquide de mon crémier du marché de Corbeil-Essonnes, Raphaël Grémont, puis les crèmes liquides Elle & Vire et Montaigu (toutes deux à 35 % de matière grasse).
La crème fouettée est nature, elle n’est pas sucrée. Cependant, vous pouvez ajouter une petite quantité de sucre (environ 5 g) pour casser le côté aigre de la crème. Pour une crème Chantilly (sucrée), le taux de sucre doit être d’au moins 15 % en masse de sucre (soit 15 g de sucre pour 100 g de crème liquide, mais 10 % suffisent amplement).
Pour le type de sucre, privilégiez le sucre glace qui sera plus facile à dissoudre dans la crème. Cependant, rien ne vous empêche d’utiliser un sucre en poudre, complet, rapadura, etc.
C’est au choix. Elle est sublime, magnifiée par une belle gousse de vanille, pleine de fraîcheur avec des zestes de citron, gourmande avec un peu de chocolat fondu (attention à la température du chocolat au moment de son incorporation), épicée avec la tonka ou la cannelle. Bref, les possibilités sont infinies.
Pour une meilleure aromatisation, il est conseillé de commencer la veille en faisant bouillir la crème puis en ajoutant l’arôme (sauf pour le chocolat) puis de laisser reposer au frais filmé pour la nuit. Ne reste plus alors qu’à fouetter la crème le lendemain.
Si vous utilisez un robot, foisonnez à vitesse modérée. C’est plus long, mais cela permettra d’obtenir une crème qui aura plus de tenue et qui n’aura pas tendance à se déstructurer au bout d’un certain temps. Veillez à ne pas trop foisonner la crème. Elle aurait alors tendance à trancher et à se transformer en beurre. Ce qui est très bon, je vous l’accorde, mais ce n’est pas le sujet de l’article. Par contre, c’est le sujet de celui-ci.
La crème est une émulsion de petites gouttelettes de gras dans de l’eau. S’il ne s’agit pas ici de réaliser une émulsion (elle est déjà là), l’objectif est d’introduire une grande quantité d’air pour augmenter le volume de la crème. Le taux de foisonnement, qui représente le rapport entre le volume final de la crème fouettée et le volume initial de la crème liquide, ne doit pas excéder 3,5.
Le fait que la crème soit bien froide et grasse va favoriser la formation d’un réseau de petites gouttelettes de gras qui vont emprisonner les bulles d’air introduites. La crème aura de la tenue. Reste à savoir comment fouetter ! Car on ne fouette pas la crème n’importe comment à la main.
- Au robot, c’est facile, il suffit de laisser tourner le fouet à petite vitesse pour laisser le temps aux gouttelettes de gras de former un réseau solide.
- Mais à la main, cela demande un peu d’entraînement et de foisonner la crème en la cisaillant et non en tournant le fouet dans le saladier. Cette action de cisaillement va privilégier l’introduction de l’air dans la crème (le fouet et la crème vont en sens inverse).
Incorporer une crème fouettée à un appareil :
Ingrédients :
- Appareil (Crème anglaise, fromage blanc, ganache, etc.)
- Crème fouettée
Technique en vidéo :
Commencez par monter votre crème au robot à vitesse modéré en évitant un foisonnement trop important. La crème doit avoir une texture mousseuse mais pas trop ferme pour pouvoir s’incorporer dans l’appareil.
Ajoutez l’équivalent d’une cuillère à soupe de crème fouettée dans l’appareil puis mélangez au fouet pour former une texture à mi-chemin entre la mousse et l’appareil.
Incorporez délicatement le reste de la crème fouettée en trois fois à la maryse en soulevant la masse de bas en haut.
Sélectionnez une catégorie pour faire apparaître ses recettes associées :
Ingrédients :
- Beurre (fondu) : 55 g
- Farine de Blé : 25 g
- Farine de Châtaigne : 10 g
- Levure chimique : 1 g
- Crème de marron : 60 g
- Sucre : 15 g
- Œuf : 50 g (1)
Faites fondre le beurre délicatement et laissez-le tiédir. Pendant que le beurre refroidit, détendez la crème de marron puis ajoutez le beurre fondu en deux ou trois fois.
Fouettez jusqu’à obtenir un mélange mousseux et ajoutez les œufs et le sucre. Ajoutez enfin les farines mélangées à la levure chimique et versez la pâte dans des moules individuels sur un demi-centimètre d’épaisseur.
Enfournez environ 15 min en surveillant la cuisson. La pointe d’un couteau doit ressortir propre.
Ingrédients :
- Purée de Betterave : 200 g
- Jus de citron : 40 g
- Masse gélatine : 42 g
- Gélatine en poudre : 7 g
- Eau d’hydratation : 27,5 g
Pelez puis mixez une betterave cuite. Pesez 200 g de purée et ajoutez le jus de citron et la gousse de vanille fendue et grattée. Faites chauffer et ajoutez le sucre pectiné. Portez à ébullition tout en mélangeant au fouet. Maintenez l’ébullition une petite minute.
Hors du feu, ajoutez la masse gélatine, débarrassez en bac, filmez au contact et placez au frais pour 6 h.
Mixez puis réservez l’équivalent d’une grosse cuillère à soupe de compote. Pochez le reste dans des empreintes cylindriques sur une épaisseur de 0,5 cm environ. Placez au congélateur.
Ingrédients :
Pour l’infusion à la rose :
- Crème liquide 35%MG ① : 250 g
- Rose : 15 g
Pour la Mousse Fromage Blanc :
- Fromage Blanc Entier (8%MG) : 180 g
- Essence de Rose : 10 g
- Sucre : 50 g
- Masse gélatine : 24 g
- Gélatine en poudre : 4 g
- Eau d’hydratation : 20 g
- Crème liquide 35%MG : 180 g
Faites chauffer la crème liquide puis ajoutez hors du feu les pétales de rose. Laissez infuser vingt minutes puis chinoisez et laissez complétement refroidir.
Faites fondre la gélatine avec l’essence de rose (sans faire bouillir) puis incorporez au fromage blanc (tempéré). Montez la crème liquide bien froide en chantilly.
Incorporez la crème fouettée dans l’appareil au fromage blanc en trois fois délicatement à la maryse. Passez immédiatement au montage.
Ingrédients :
- Le biscuit cake
- La compote de betterave
- La mousse fromage blanc à la rose
À l’aide d’un pinceau pâtissier, tapissez grossièrement les contours des moules de compote de betterave puis placez au congélateur quelques minutes pour la figer.
Pochez délicatement la mousse fromage blanc dans les moules en tapissant bien les bords.
Placez l’insert de compote de betterave ainsi que le biscuit. Lissez puis placez au congélateur pour la nuit.
Ingrédients :
- Jus de Betterave : 150 g
- Jus de Citron : 40 g
- Agar-agar : 2 g
Ingrédients :
- Eau : 100 g
- Crème de Marron : 75 g
- Jus de Citron : 40 g
- Agar-agar : 3 g
Ingrédients :
- Blanc d’œuf : 60 g (2)
- Huile : 40 g
- Beurre : 10 g
- Sucre : 50 g
- Farine de Blé : 35 g
- Farine de Châtaigne : 15 g
- Purée de Betterave : 10 g
Mixez l’ensemble des ingrédients à l’exception de la purée de betterave. Ajoutez cette dernière à un petit tiers de la pâte obtenue.
Utilisez la pâte rouge pour colorer les fleurs de la tuile puis la pâte nature pour le reste de la tuile. Enfournez 12 min à 160 °C.
Réalisez deux tuiles par assiette : une plate et une incurvée pour créer un joli effet sur les assiettes.
Ingrédients :
- L’entremets congelé
- Les gels betterave et châtaigne
- La sauce à la rose
- Les tuiles
- Poudre de vanille
- Pétales de rose séchées
Déposez une pointe de gelée de crème de marron au centre de l’assiette puis déposez délicatement l’entremets. Laissez décongeler au frais au moins 3 h.
Au moment de servir, déposez les tuiles sur le sommet de l’entremets et pochez des pointes de gelées de betterave et de crème de marron. Versez la sauce à la rose sur tout le tour de l’entremets.
Saupoudrez d’un peu de poudre de vanille puis déposez quelques pétales de rose.


































































































































