Bûche Hélène
Cela faisait (trop) longtemps à mon goût que je n’avais pas réalisé de bûches ! L’année dernière, j’étais plutôt parti sur des entremets pour les fêtes de fin d’année. Alors pour fêter la fin de l’année au lycée, il fallait bien rattraper le retard.
Voici donc la première des créations que je vous propose, autour du plus beau des fruits, la poire. Et pour rester dans le classique, je suis parti sur l’idée d’une revisite de la Poire Belle-Hélène, le célèbre dessert rendant hommage au célèbre opéra d’Offenbach.
Elle est composée d’un biscuit de goût à la poire (juste dingue), d’un crémeux au chocolat noir, d’une compotée de poire à la vanille du Mexique (elle se marie divinement bien à la poire) et d’une mousse à la vanille. Le tout est enfin recouvert d’un glaçage tendre au chocolat noir.
Conseils et Organisation

- Préparez l’insert crémeux au chocolat. Réservez au frais.

- Préparez l’insert poire à la vanille. Réservez au congélateur.
- Préparez l’insert crémeux au chocolat. Réservez au congélateur.
- Préparez le biscuit poire. Réservez au congélateur.

- Préparez la crème bavaroise à la vanille.
- Montez la bûche. Réservez au congélateur.

- Préparez le glaçage et procédez au glaçage de la bûche.
- Laissez décongeler au moins 6 h au frais ou replacez au congélateur.
Ingrédients & Matériel
Biscuit Poire à la Vanille :
- Beurre (Pommade) : 40 g
- Sucre Complet : 20 g
- Sucre Ivoulone ou Rapadura : 15 g
- Poudre d’Amandes : 15 g
- Œuf : 25 g
- Jaune d’œuf : 10 g
- Crème liquide : 25 g
- Vanille du Mexique : ½ gousse
- Farine T45 : 25 g
- Cubes de Poires (Insert) : 20 g
- Rhum : 15 g
Pour l’insert Poires et Vanille :
Pour la Gelée de Poire à la Vanille :
- Jus de Poire ① : 150 g
- Jus de Citron : 12 g
- Sucre pectiné :
- Sucre Semoule : 20 g
- Pectine NH : 2,3 g
- Vanille du Mexique : ½ gousse
Pour l’insert Poire
- Gelée de Poire
- Jus de Poire ② : 22 g
- Poire Conférence ① : 90 g
- Poire Conférence ② : 90 g
- Huile d’olive : qs
- Sucre Glace : qs
Crémeux au Chocolat Noir :
- Lait : 62,5 g
- Crème liquide 35%MG : 62,5 g
- Jaune d’Œuf : 25 g
- Sucre : 25 g
- Chocolat Noir 70 % : 50 g
Mousse à la Vanille :
- Lait : 50 g
- Crème liquide 35%MG : 10 g
- Sucre ① : 10 g
- Vanille du Mexique : 1 gousse
- Jaune d’Œuf : 15 g
- Sucre ② : 7 g
- Gélatine : 2 g
- Crème liquide 35%MG : 220 g
Glaçage Tendre Noir :
- Chocolat Noir : 130 g
- Crème liquide 35%MG : 250 g
- Miel : 60 g
- Beurre : 60 g
Le tout-venant :
- Cul-de-poule
- Poêles & Casseroles
- Balance électronique
- Balance de précision (0,1 g)
- Fouet, Maryse & Spatules
- Corne & Coupe-pâte
- Thermomètre électronique
- Tapis de cuisson ou papier sulfurisé
- Film Plastique Alimentaire
Pour la recette :
Cercles, Moules & Récipients :
- Moule à Bûche de 30 cm avec insert (5 cm de large)
Coutellerie et Râpes :
- Couteau d’office
- Couteau-scie (à génoise)
- Râpe à chocolat
Appareillages :
- Mixeur plongeant
- Robot pâtissier
Pas à Pas de la Recette
Les techniques de base
Poudre ou feuille ? Cinq ou six fois le poids en eau ? 120 ou 100 blooms ? Bref, tout ce qu’il faut savoir sur la gélatine.
Le degré bloom représente la force ou résistance à l’enfoncement d’une gelée, d’un gel ou d’une solution de gélatine. Les produits achetés dans le commerce (feuille ou poudre) sont compris entre 50 et 300 blooms (la plupart du temps 200 blooms). Plus le bloom est important, plus la gélification sera importante (à masse équivalente).
Calculer la masse de gélatine en fonction du bloom :
Si une recette vous demande 2 g (masse proposée) de gélatine 130 bloom (bloom proposé), mais que vous possédez une gélatine 200 blooms (bloom possédé), il suffit d’effectuer ce calcul (qui n’est pas, à proprement parlé, une règle de trois) pour trouver la masse à peser (masse cherchée) :
La masse de gélatine en feuille correspond à la masse de gélatine en poudre (à bloom équivalent). La seule différence entre les deux types de gélatine est son emploi :
- La gélatine en poudre se réhydrate dans cinq fois sa masse en eau.
- La gélatine en feuille se réhydrate dans un grand volume d’eau froide (puis pressée et essorée).
La gélatine en feuille doit être réhydratée dans un grand volume d’eau froide (et même glacé si possible). On la laisse gonfler 15 min puis on la presse entre les mains et on l’essore pour l’introduire dans une préparation chaude (mais pas bouillante) ou on la fait fondre délicatement dans une casserole.
Une feuille pèse habituellement 2 g, cependant il est préférable de peser la feuille de gélatine, car tous les fabricants ne se valent pas.
La masse gélatine est le nom donné au mélange entre la gélatine en poudre et l’eau servant à sa réhydratation. Contrairement à la gélatine en feuille qu’on réhydrate dans un grand bol d’eau froide, la gélatine en poudre nécessite une pesée précise de l’eau.
La méthode en pas à pas
Préparez la masse gélatine en mélangeant la gélatine en poudre et l’eau d’hydratation. Laissez gonfler au frais.
Au bout d’un bon quart d’heure, faites fondre la gélatine au bain-marie, filtrez puis replacez au frais. Vous pouvez alors utiliser la masse gélatine soit fondue à nouveau au bain-marie, soit solide coupée en morceaux.
Ma préférence (à moi) va à la gélatine refondue, elle s’incorpore plus facilement et surtout, de façon plus homogène.
La gélatine en poudre se réhydrate préférentiellement dans cinq fois sa masse en eau et non six fois comme on le voit très souvent.
La raison en est toute simple. Une fois la préparation décongelée, quelle qu’elle soit, elle va avoir tendance à rendre de l’eau. En ne la réhydratant qu’avec cinq fois sa masse en eau, la gélatine va pouvoir absorber ce surplus d’eau, ce qu’elle ne pourrait pas faire si on l’avait réhydratée avec six fois sa masse en eau.
Le sucre « pectiné » est un simple mélange de sucre et de pectine. Il permet d’éviter la formation de grumeaux lors de l’incorporation de la pectine dans la préparation. Il s’introduit dans un liquide chaud, mais pas bouillant (aux alentours de 50 °C).
La méthode en pas à pas :
Pesez précisément la pectine puis ajoutez le sucre. Mélangez au fouet pour bien la disperser dans le sucre.
Faites chauffer votre préparation. Lorsqu’elle est suffisamment chaude, ajoutez le sucre pectiné et fouettez vivement pour bien la dissoudre. Portez à ébullition et maintenez cette dernière une dizaine de secondes.
La pectine jaune est un gélifiant qu’on utilise pour les pâtes de fruits. Elle donne un résultat plus ferme que la pectine NH, ce qui est l’effet recherché pour une pâte. Elle s’utilise comme sa cousine en la mélangeant préalablement avec une partie du sucre pour éviter qu’elle ne fasse des grumeaux.
Propriétés :
- Elle est non réversible. Si vous faites réchauffer la pâte de fruits, elle ne resolidifiera pas.
- Pour qu’elle agisse, il est nécessaire d’être en milieu acide, d’où l’utilisation de jus de citron.
- Son action est lente. Il faut prévoir un temps de « séchage » d’une journée avant de découper la pâte de fruit.
La vanille est un trésor. On n’en perd pas une once.
La méthode en pas à pas
Posez la gousse de vanille sur la planche à découper puis avec côté non tranchant de la lame, appuyez sur toute la gousse de vanille pour l’aplatir. Cela sera plus simple ensuite de l’entailler.
Avec la pointe du couteau, entaillez la gousse sur toute la longueur puis, à nouveau avec le côté non tranchant, récupérez les grains de vanille en passant la lame sur toute la longueur. Effectuez un second passage si nécessaire.
Poudre de Vanille :
Nettoyez les gousses de vanille épuisées lors d’une recette puis séchez-les avec un linge.
Lorsque vous utilisez votre four pour une recette, placez les gousses séchées dedans une fois qu’il est éteint. La chaleur résiduelle va sécher les gousses. Pour une version plus rapide, mettez-les à sécher dans un four réglé à 80 – 100 °C.
Une fois vos gousses de vanille bien sèches (elles doivent être cassantes) placez-les dans la cuve d’un robot-mixer ou d’un blender. Mixez jusqu’à obtenir une poudre.
Le caviar de vanille :
Ingrédients :
- Gousses de Vanille : 3
- Eau : 34 g
- Sirop de Glucose : 34 g
- Sucre : 17 g
- Pectine Jaune : 4,5 g
Mélangez la pectine jaune avec le sucre. Coupez les gousses de vanille en plusieurs morceaux (sans en retirer les grains auparavant) puis versez-les dans une casserole avec l’eau et le sirop de glucose.
Faites chauffer l’ensemble puis une fois chaud (mais pas encore bouillant) ajoutez le mélange sucre/pectine et mélangez vivement. Portez à ébullition et maintenez-la une quinzaine de seconde.
Déposez l’ensemble dans le robot-coupe et mixez finement puis chinoisez et stockez dans un petit pot en verre. Utilisez pour parfumer chantilly, crème brûlée ou tout simplement un yaourt nature !
Le Nectar de Vanille :
Ingrédients :
- Eau : 80 g
- Sirop de Glucose : 80 g
- Sucre Complet : 20 g
- Sucre Cassonade : 20 g
- Pectine 325NH95 ou NH Nappage : 6 g
- Vanille : 1 gousse
Grattez la gousse de vanille. Mélangez les sucres avec la pectine pour bien la disperser et éviter qu’elle ne fasse des grumeaux. Faites chauffer l’eau, le sirop de glucose et les grains de la gousse de vanille en contrôlant la température.
Lorsque le mélange atteint 50 °C ajoutez le mélange sucres/pectine en pluie tout en mélangeant au fouet. Portez l’ensemble à ébullition et stopper immédiatement la cuisson. Versez en pots et réservez au frais.
La torréfaction des fruits à coque :
La torréfaction consiste à exposer un fruit à coque (noisettes, amandes, pistaches, etc.) ou une fève (cacao, café) à une source de chaleur (poêle ou four) pour qu’il exprime une saveur grillée et plus prononcée.
La méthode en pas à pas :
Préchauffez le four à 150 °C.
Déposez les fruits secs sur une feuille ou un tapis de papier cuisson puis enfourner pour 15 minutes. Remuez à mi-parcours et retournez la plaque.
À l’issue de la cuisson, laissez refroidir à l’exception des noisettes. Frottez-les entre vos mains, sans vous brûler, pour retirer leur peau, jugée souvent trop amère.
Un praliné est une préparation à base de fruits à coque (noix, noisettes, amandes, etc.) caramélisés puis broyés finement de manière à obtenir une pâte plus ou moins fluide.
Recette du Praliné (Méthode simplifiée) :
Réalisez un caramel ambré avec le sucre puis versez-le sur une toile ou une feuille de cuisson. Laissez refroidir puis cassez-le en morceaux.
Déposez les fruits secs torréfiés et les éclats de caramel dans le bol d’un robot-mixeur puis mixez jusqu’à obtenir une pâte assez fluide. Faites des pauses pour éviter la surchauffe du mixeur.
Le gianduja est un mélange de tant pour tant de chocolat au lait, de noisettes (ou autres fruits secs) et de sucre glace. Il s’emploie de la même manière que le praliné ou la pâte à tartiner.
- Fruit sec (torréfiés) : 200 g
- Sucre glace : 200 g
- Chocolat au lait : 200 g
Faites fondre le chocolat au lait au bain-marie. Déposez les noisettes encore chaudes dans le blender avec le sucre glace. Mixez l’ensemble jusqu’à obtenir une pâte lisse et homogène. Un peu comme un praliné ou une pâte de marron.
Ajoutez le chocolat fondu et mixez quelques minutes pour obtenir une pâte bien homogène. Coulez dans les moules ou les pots et conservez au frais au moins quatre heures avant de démouler.
Pâte de pistache :
- Pistaches émondées non salées : 125 g
- Poudre d’amande : 30 g
- Huile : 1 c.à.c
- Extrait d’amande amer : 2 à 3 gouttes
- Sucre : 62 g
- Eau : 15 g
Pâte de Pistache :
Commencez par torréfier les pistaches pendant 15 min dans un four préchauffé à 150 °C (chaleur tournante). Si les pistaches ne sont pas émondées, frottez-les à la sortie du four pour retirer la peau.
Réalisez un sirop avec l’eau et le sucre et portez-le à la température de 121 °C. Sans thermomètre, il faut que le sirop soit bien bouillant, mais qu’il n’ait pas encore caramélisé.
Lorsque la température est atteinte, ajoutez les pistaches et mélangez à l’aide d’une spatule ou cuillère en bois.
Arrêtez la cuisson lorsque les pistaches ont sablé et placez-les dans la cuve du robot avec le reste des ingrédients sauf l’huile. L’extrait d’amande amer, facultatif, permet d’exhausser la saveur de la pistache.
Mixez jusqu’à obtenir une poudre plus ou moins grossière puis ajoutez l’huile.
Le choix de l’huile est à votre convenance, vous pouvez choisir une huile neutre comme l’huile de pépin de raisin ou bien pourquoi pas choisir une huile parfumée style huile de noix ou de noisettes !
Mixez à nouveau jusqu’à obtenir une pâte. Plus les pistaches utilisées seront grasses, plus la pâte finale sera liquide. À l’inverse, si les pistaches manquent de gras, vous obtiendrez une pâte un peu plus sableuse. Vous pouvez la rendre un peu plus liquide en rajoutant une à deux c.à.c d’eau.
Torréfiez les pistaches au four puis placez-les dans la cuve du mixeur avec 10 % de la masse des pistaches en sucre (exemple : 200 g de pistache et 20 g de sucre).
Mixez les pistaches jusqu’à obtenir une pâte poudreuse puis ajoutez deux cuillerées à soupe d’huile (neutre, olive, noix, noisettes, etc.). Mixez jusqu’à la consistance voulue.
Gianduja Noisettes :
- Chocolat au Lait : 100 g
- Noisettes torréfiées : 100 g
- Sucre Glace : 100 g
Praliné Noisette :
- Noisettes Torréfiées : 300 g
- Sucre : 200 g
Pâte de Noisettes :
- Noisettes torréfiées : 100 g
Pâte à Tartiner :
- Chocolat au Lait : 30 g
- Lait en poudre (entier) : 25 g
- Cacao en poudre (non sucré) : 10 g
- Huile de Pépins de raisins (ou noisette) : 10 g
- Beurre : 10 g
- Sel : 1 pincée
- Gianduja Noisettes : 165 g
- Praliné Noisette : 200 g
- Pâte de Noisettes : 30 g
Le tout-venant :
- Cul-de-poule
- Poêles & Casseroles
- Balance électronique
- Fouet, Maryse & Spatules
- Tapis de cuisson ou papier sulfurisé
- Film Plastique Alimentaire
Pour la recette :
Coutellerie et Râpes :
- Couteau d’office
Appareillages :
- Robot-coupe puissant
Faites fondre le chocolat au lait avec le gianduja au bain-marie. Versez dans le mixeur l’ensemble des ingrédients à l’exception de l’huile et mixez jusqu’à obtenir une texture lisse et homogène.
Versez l’huile en filet jusqu’à la texture souhaitée. Débarrassez en pots et conservez à température ambiante à l’abri de la lumière puis au frais une fois ouverte. Ou dans l’estomac, ça marche aussi.
Glacer un entremets consiste à appliquer une fine couche de glaçage (au chocolat, au fruit, au sucre, etc.) sur un entremets ou un dessert, le plus souvent congelé, température permettant de refroidir très rapidement le glaçage (coulé aux alentours de 35 °C).
Si la recette est assez simple puisqu’il s’agit grosso modo de réaliser une ganache, toute la difficulté se situe au niveau de la finition du glaçage, au moment de le mixer, au mixeur plongeant, pour le lisser. Car il faut veiller à ne pas lui incorporer de l’air au risque de voir apparaitre de petites bulles qui donneraient alors un mauvais effet sur la finition de votre entremets !
Pour cela, il est conseillé de prendre un mixeur plongeant qui ne possède pas de cloche (la lame est en contact direct avec l’air). Problème, ce genre de mixeur est assez cher, comptez plus d’une centaine d’euros… ! Or tout le monde n’a pas forcément envie d’investir autant pour un ustensile qu’on peut trouver moins cher.
Alors comment faire ?
- Premièrement, il s’agit, une fois réalisé, de placer votre glaçage dans un récipient haut et étroit (un verre doseur par exemple) et de préférence un peu chaud, pour maintenir le glaçage à température (voir le point suivant). Que vous soyez en possession d’un mixeur avec ou sans cloche d’ailleurs.
- Ensuite, il faut délicatement introduire le mixeur en le penchant pour minimiser le risque de créer une cavité d’air entre la cloche et la lame.
- Mixez alors à petite vitesse durant une à deux minutes sans faire effectuer au mixeur des mouvements de va-et-vient. Ne bougez le mixeur que lorsque vous ne l’enclenchez pas !
Utilisez le glaçage sur l’entremets congelé lorsque celui-ci se trouve dans une plage de température entre 33 et 37 °C.
- Au-dessus, il risque d’être trop chaud pour votre entremets encore congelé.
- En dessous, il risque de manquer de fluidité.
- Disposez une grille à pâtisserie sur une plaque de four ou tout autre récipient capable de recueillir le glaçage. Placez la plaque auparavant dans un four préchauffé à 40 °C environ pour que le glaçage ne fige pas trop à son contact.
- Déposez l’entremets (congelé ou non) sur la grille.
- Cassez légèrement à la spatule les bords de vos entremets cadrés (cercles, carrés) pour faciliter l’écoulement sur les côtés du glaçage.
- Versez le glaçage sur l’entremets en partant du centre vers les extérieurs en un mouvement circulaire.
- Récupérez du glaçage éventuellement dans la plaque pour en rajouter sur l’entremets.
- Le geste est difficile, mais pour éviter une surcouche de glaçage sur le dessus, lissez-le à l’aide d’une spatule droite suffisamment longue pour recouvrir l’entremets. Partez d’un bord, la spatule bien à plat, posée délicatement et sans être « trop » appuyée dessus, puis lissez d’un coup sec vers l’autre bord en maintenant la spatule bien à plat.
- Laissez figer quelques instant le glaçage puis passez une spatule droite dessous pour casser les « stalactites » de chocolat qui se sont formées sur la grille.
- Il ne vous reste plus qu’à entreposer votre entremets sur le plat de service ou sur un carton à dessert et le laisser décongeler, soit à température ambiante, soit au frais en fonction du temps que vous avez (en durée ou en température extérieure d’ailleurs, ça marche dans les deux sens du mot !).
Le Crémeux au Chocolat :
Jour 1
Ingrédients :
- Lait : 62,5 g
- Crème liquide 35%MG : 62,5 g
- Jaune d’Œuf : 25 g
- Sucre : 25 g
- Chocolat Noir 70 % : 50 g
Faites fondre le chocolat au bain-marie. Portez le lait et la crème liquide à frémissement (sans faire bouillir). En parallèle, blanchissez le mélange sucre et œuf.
Versez la moitié du mélange lacté sur les œufs sucrés, mélangez puis reversez dans la casserole. Cuisez le mélange à la nappe à la manière d’une crème anglaise en veillant à ne pas dépasser 84 °C. Mixez pour lisser la crème anglaise.
Versez la crème anglaise sur le chocolat fondu en trois fois, de la même manière que pour une ganache, en réalisant des cercles concentriques jusqu’à obtenir un noyau brillant et élastique.
Débarrasser dans un récipient, filmez au contact et laissez cristalliser au frais toute une nuit puis pochez le crémeux dans la gouttière rectangulaire et congelez au moins 4 h.
Si vous ne possédez pas de gouttière rectangulaire ou d’un récipient identique, conservez le crémeux au frais. Vous le pocherez, non congelé, sur l’insert poire au moment du montage.
La Compotée de Poires à la Vanille :
Jour 2
Ingrédients :
Pour la Gelée de Poire à la Vanille :
- Jus de Poire ① : 150 g
- Jus de Citron : 12 g
- Sucre pectiné :
- Sucre Semoule : 20 g
- Pectine NH : 2,3 g
- Vanille du Mexique : ½ gousse
Pour l’insert Poire
- Gelée de Poire
- Jus de Poire ② : 22 g
- Poire Conférence ① : 90 g
- Poire Conférence ② : 90 g
- Huile d’olive : qs
- Sucre Glace : qs
Faites chauffer la purée de poire ① avec le jus de citron et la demi-gousse de vanille fendue et grattée. Lorsque le mélange frémit, ajoutez le sucre pectiné en pluie et fouettez jusqu’à dissolution complète.
Portez à ébullition et maintenez-la quelques secondes puis débarrassez dans un récipient. Filmez au contact et laissez refroidir au moins 3 h au frais.
Pendant ce temps, épluchez et épépinez les poires conférences. Citronnez-les pour éviter qu’elles ne s’oxydent et prélevez un peu plus de 200 g de chair et détaillez-la en petits cubes.
Pesez 180 g de cubes et réservez le reste de côté. Déposez 90 g sur du papier absorbant et 90 g dans un bol. Ajoutez-y un filet d’huile d’olive et saupoudrez de sucre glace. Enfournez 10 min à 180 °C et laissez refroidir puis déposez également sur un papier absorbant. Réservez de côté.
Une fois le jus de poire gélifié bien froid, versez-le dans un cul-de-poule et ajoutez le jus de poire ②. Mixez l’ensemble et ajoutez les cubes de poire cuits et crus. Mélangez délicatement et versez l’ensemble dans la gouttière et congelez au moins 4 h.
Le Biscuit Poire :
Jour n°2
Ingrédients :
- Beurre (Pommade) : 40 g
- Sucre Complet : 20 g
- Sucre Ivoulone ou Rapadura : 15 g
- Poudre d’Amandes : 15 g
- Œuf : 25 g
- Jaune d’œuf : 10 g
- Crème liquide : 25 g
- Vanille du Mexique : ½ gousse
- Farine T45 : 25 g
- Cubes de Poires (Insert) : 20 g
- Rhum : 15 g
Crémez le beurre pommade avec les sucres. Ajoutez dans l’ordre et en mélangeant entre chaque ajout, la poudre d’amande, les œufs, la crème liquide, le rhum.
Ajoutez la farine tamisée en deux fois puis versez la pâte dans un moule adapté aux dimensions de la poire (à défaut, étalez-le sur une feuille de cuisson).
Piquez les cubes de poires dans la pâte et enfournez 12 min. Démoulez et laissez refroidir intégralement sur une grille. Filmez le biscuit et placez-le au congélateur.
La Crème Bavaroise à la Vanille
Jour n°3
Ingrédients :
- Lait : 50 g
- Crème liquide 35%MG : 10 g
- Sucre ① : 10 g
- Vanille du Mexique : 1 gousse
- Jaune d’Œuf : 15 g
- Sucre ② : 7 g
- Gélatine : 2 g
- Crème liquide 35%MG : 220 g
Faites infuser, la veille, à froid, la crème liquide avec les gousses de vanille épuisées utilisées précédemment dans le biscuit et l’insert.
Mélangez le lait et la crème. Ajoutez la gousse de vanille fendue et grattée. Portez à léger frémissement. En parallèle, fouettez le sucre avec le jaune d’œuf. Versez-y la moitié du mélange chaud puis reversez dans la casserole.
Faites cuire comme une crème anglaise en veillant à ne pas dépasser les 84 °C. Au vu des quantités, je vous conseille d’utiliser un bain-marie. Hors du feu, ajoutez alors la gélatine réhydratée.
Faites refroidir rapidement sur un bain-marie d’eau froide jusqu’à ramener à température ambiante. Fouettez régulièrement pour éviter que la gélatine ne prenne.
Montez la crème liquide en crème fouettée, texture mousseuse (pas trop ferme). Pendant qu’elle monte, préparez le moule à bûche en le chemisant d’une feuille guitare.
Déposez une cuillère de crème montée dans la crème anglaise puis fouettez pour obtenir une texture entre la crème et la mousse puis incorporez le reste de crème fouettée en trois fois en mélangeant délicatement avec la maryse.
Le Montage de la Bûche :
Jour n°3
Ingrédients :
- Le biscuit poire
- L’insert poire et chocolat
- La crème bavaroise
Déposez les trois quarts de la mousse dans la gouttière puis étalez délicatement la mousse sur les bords pour éviter les bulles d’air.
Déposez l’insert de poire puis le crémeux et enfoncez délicatement pour faire remonter la mousse. Ajoutez le reste de mousse puis déposez le biscuit retaillé préalablement.
Appuyez légèrement puis lissez. Congelez pour la nuit.
Le Glaçage de la Bûche :
Jour J
Ingrédients :
- Chocolat Noir : 130 g
- Crème liquide 35%MG : 250 g
- Miel : 60 g
- Beurre : 60 g
Faites fondre le chocolat au bain-marie à environ 40-45 °C. En parallèle, faites bouillir la crème liquide avec le miel.
Versez un tiers de la crème sur le chocolat fondu et mélangez à la maryse ou spatule en décrivant des petits cercles concentriques jusqu’à obtenir un noyau élastique et brillant. Versez les deuxièmes et troisièmes tiers et mélangez suivant le même procédé.
Lorsque le mélange atteint 40 °C, ajoutez le beurre coupé en morceaux et mixez délicatement sans incorporer de bulles d’air pour obtenir un mélange homogène et brillant. Et on fait coucou ! Laissez refroidir jusqu’à 35 °C et utilisez le glaçage immédiatement sur l’entremets bien congelé.
Pour éviter les bulles d’air, versez le glaçage dans un pichet ou un récipient haut et étroit et incorporez le pied du mixeur légèrement penché pour diminuer le risque d’avoir une poche d’air dans la cloche. Ne bougez surtout pas le pied durant le mixage pour mélanger. Ne mélangez qu’une fois le moteur à l’arrêt.
Sortez la bûche du congélateur et posez-la sur une grille (ou un support), elle-même disposée au-dessus d’un bac de récupération.
Versez le glaçage rapidement pour recouvrir toute la bûche puis posez la bûche délicatement sur le plat de service et stockez au frais jusqu’à décongélation (au moins 4 h) ou replacez-la au congélateur.
Avant de servir, parez les bords de la bûche pour ajourer l’insert et déposez des éclats d’amandes sur le glaçage.
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