Les Tartes et Tartelettes

Tartelettes Saint-Honoré

Philippe Conticini

Le saint-Honoré est LE dessert des pâtissiers qui honore le saint patron des boulangers, meuniers et pâtissiers (avec Saint-Michel). Il est attribué au pâtissier parisien Auguste Julien de la Maison Chiboust. Il aurait rapporté cependant la recette de Bordeaux, où était servi, le flan suisse.

Elle me faisait de l’œil depuis longtemps cette tartelette façon Saint-Honoré de Philippe Conticini. Mais malgré toutes les recettes qu’il partage pour notre plus grand plaisir, celle-ci n’en fait pas partie. Mais fort heureusement, on a la composition pour se consoler :

Composition :

  • Pâte sucrée vanille
  • Caramel tendre
  • Crème Pâtissière de Philippe Conticini :
  • Pâte à chou caramélisé
  • Crème chantilly mascarpone vanillée

Ne reste donc plus qu’à dénicher dans Sensations ou dans Fou de Pâtisserie, les différentes recettes qui composent sa tartelette. Et ça j’aime bien.


Saveurs :

Vanille
Caramel
Crème liquide

Variations autour des Saint-Honorés :


Création
Philippe Conticini

Durée


Alpinisme

Saison


Hors-saison

Catégorie


Les Tartes et Tartelettes

Cuisine du Monde


La Cuisine Française

Convertisseur


D’un cercle à l’autre

Difficulté


Ça devient sérieux !

Conseils et Organisation


C’est pas que c’est compliqué. C’est qu’il y a pas mal de taf. Donc pas mal de gestion du temps.


  • Pâte Sucrée (Réalisation). Réservez au frais.
  • Crème Pâtissière (Réalisation). Réservez au frais.
  • Caramel Beurre Salé. Réservez au frais.

  • Pâte Sucrée (Abaisse et Cuisson). Réservez au frais.
  • Pâte à Choux.
  • Glaçage Caramel des Choux.
  • Crème Chantilly.
  • Stockage au frais jusqu’à dégustation.

Ingrédients & Matériel


Pâte Sucrée :

  • Farine : 230 g
  • Beurre (pommade) : 140 g
  • Sucre glace : 90 g
  • Poudre d’amande : 40 g
  • Œuf : 1
  • Jaune d’œuf : 1
  • Sel : 1 bonne pincée
  • Une gousse de vanille

Pâte à Choux :

  • Lait : 62,5 g
  • Eau : 62, 5 g
  • Beurre : 110 g
  • Farine de Blé : 140 g
  • Sucre : 5 g
  • Sel : 5 g
  • Œuf : 250 g

Craquelin pour Choux :

  • Cassonade : 50 g
  • Farine de Blé : 50 g
  • Fleur de Sel : 1 pincée
  • Beurre (pommade) : 40 g

Caramel tendre :

  • Sucre : 99 g
  • Sirop de Glucose ⑴ : 111 g
  • Lait : 30 g
  • Crème liquide 35%MG : 195 g
  • Sirop de Glucose ⑵ : 54 g
  • Fleur de sel : 2 g
  • Beurre : 72 g
  • Masse gélatine : 9 g
    • Gélatine : 1,5 g
    • Eau : 7,5 g

Caramel à Glacer :

  • Glucose : 75 g
  • Eau : 115 g
  • Sucre : 375 g

Crème Pâtissière :

  • Lait ½ écrémé : ½ l (500 g)
  • Vanille : 1 à 2 gousses
  • Jaune d’œuf : 4
  • Sucre semoule : 85 g
  • Amidon de maïs : 23 g
  • Farine T55 : 23 g
  • Masse Gélatine : 12 g
    • Gélatine : 2 g
    • Eau : 10 g
  • Beurre (froid) : 50 g

Chantilly Mascarpone :

  • Crème liquide 35%MG : 200 g
  • Mascarpone : 100 g
  • Sucre : 20 g
  • Vanille : 1 gousse

Le tout-venant :

  • Cul-de-poule
  • Couteau d’office
  • Poêles & Casseroles
  • Balance électronique
  • Balance de précision (0,1 g)
  • Rouleau à pâtisserie
  • Fouet, Maryse & Spatules
  • Corne & Coupe-pâte
  • Thermomètre électronique
  • Tapis de cuisson ou papier sulfurisé
  • Film Plastique Alimentaire

Pour la recette :

Cercles, Moules & Récipients :

  • Cercle à tartelettes de Ø8 cm : 12

Appareillages :

  • Mixeur plongeant
  • Robot pâtissier

Poche & Douilles :

  • Poche à douille : 3
  • Douille unie Ø8 : 1
  • Douille Saint-Honoré

Techniques de Base

La Gélatine

Poudre ou feuille ? Cinq ou six fois le poids en eau ? 120 ou 100 blooms ? Bref, tout ce qu’il faut savoir sur la gélatine.

Degré Bloom
Feuille ou poudre ?
Réhydrater une feuille
Préparer une masse gélatine
Cinq ou Six fois la masse en eau ?

Le degré bloom représente la force ou résistance à l’enfoncement d’une gelée, d’un gel ou d’une solution de gélatine. Les produits achetés dans le commerce (feuille ou poudre) sont compris entre 50 et 300 blooms (la plupart du temps 200 blooms). Plus le bloom est important, plus la gélification sera importante (à masse équivalente).


Calculer la masse de gélatine en fonction du bloom :

Si une recette vous demande 2 g (masse proposée) de gélatine 130 bloom (bloom proposé), mais que vous possédez une gélatine 200 blooms (bloom possédé), il suffit d’effectuer ce calcul (qui n’est pas, à proprement parlé, une règle de trois) pour trouver la masse à peser (masse cherchée) :

La masse de gélatine en feuille correspond à la masse de gélatine en poudre (à bloom équivalent). La seule différence entre les deux types de gélatine est son emploi :

  • La gélatine en poudre se réhydrate dans cinq fois sa masse en eau.
  • La gélatine en feuille se réhydrate dans un grand volume d’eau froide (puis pressée et essorée).

La gélatine en feuille doit être réhydratée dans un grand volume d’eau froide (et même glacé si possible). On la laisse gonfler 15 min puis on la presse entre les mains et on l’essore pour l’introduire dans une préparation chaude (mais pas bouillante) ou on la fait fondre délicatement dans une casserole.

Une feuille pèse habituellement 2 g, cependant il est préférable de peser la feuille de gélatine, car tous les fabricants ne se valent pas.

La masse gélatine est le nom donné au mélange entre la gélatine en poudre et l’eau servant à sa réhydratation. Contrairement à la gélatine en feuille qu’on réhydrate dans un grand bol d’eau froide, la gélatine en poudre nécessite une pesée précise de l’eau.

La méthode en pas à pas

Préparez la masse gélatine en mélangeant la gélatine en poudre et l’eau d’hydratation. Laissez gonfler au frais.


Au bout d’un bon quart d’heure, faites fondre la gélatine au bain-marie, filtrez puis replacez au frais. Vous pouvez alors utiliser la masse gélatine soit fondue à nouveau au bain-marie, soit solide coupée en morceaux.

Ma préférence (à moi) va à la gélatine refondue, elle s’incorpore plus facilement et surtout, de façon plus homogène.

La gélatine en poudre se réhydrate préférentiellement dans cinq fois sa masse en eau et non six fois comme on le voit très souvent.

La raison en est toute simple. Une fois la préparation décongelée, quelle qu’elle soit, elle va avoir tendance à rendre de l’eau. En ne la réhydratant qu’avec cinq fois sa masse en eau, la gélatine va pouvoir absorber ce surplus d’eau, ce qu’elle ne pourrait pas faire si on l’avait réhydratée avec six fois sa masse en eau.

Le Caramel

Sécurité, ingrédients et tout ce qu’il faut savoir pour réussir un caramel.


Les Conseils
Les Ingrédients
Les Recettes
La Sécurité
La Cuisson

Le caramel est l’une des préparations les plus dangereuses auxquelles vous pouvez être confrontés durant l’élaboration d’une pâtisserie. En effet, vous allez le cuire jusqu’à une température variant d’environ 155 °C (caramel clair) à 175 °C (caramel foncé) ! Une paille quoi.

Vous imaginez sans peine les risques en cas de projection. Il est donc vivement conseillé lors de la préparation du caramel de respecter quelques règles élémentaires de sécurité :

  • Éloignez les enfants ! Et oui, ce conseil est valable même sans faire du caramel.
  • Portez des longs vêtements en coton pour éviter que du caramel liquide bouillant ne fasse fondre les tissus en polymère.
  • Prévoyez une bassine d’eau froide à proximité en cas de blessure.
  • Sinon heureux de vous avoir connu.

Il est préférable de ne pas mélanger le sucre au cours de la cuisson. Notamment au début, lorsque le sucre est encore solide. La raison est qu’en mélangeant avec une spatule ou autre, on risque d’y apporter des impuretés ce qui ferait masser le sucre (le sucre cristallise en gros morceaux) rendant difficile la caramélisation. C’est pourquoi il est d’ailleurs vivement conseillé d’utiliser un matériel bien propre !

Et pourtant on est tenté de le mélanger, par peur de le brûler ! Alors pour éviter cette tentation tout en ne le brûlant pas, je vous conseille de jouer avec la puissance de votre feu. Commencez à feu fort, baissez, remontez, etc. en fonction de l’état de votre sucre. Incorporez également le sucre en plusieurs fois (au moins trois).

Vous pouvez cependant, et c’est vivement conseillé, mélanger régulièrement la casserole ou la poêle en donnant des mouvements de poignets pour balancer la poêle. Enfin, pensez à souvent humidifier les parois de la casserole au cours de la cuisson pour empêcher la cristallisation du sucre.

L’eau
Le Sucre
Le Glucose

Le caramel est l’une des préparations les plus dangereuses auxquelles vous pouvez être confrontés durant l’élaboration d’une pâtisserie. En effet, vous allez le cuire jusqu’à une température variant d’environ 155 °C (caramel clair) à 175 °C (caramel foncé) ! Une paille quoi.

Vous imaginez sans peine les risques en cas de projection. Il est donc vivement conseillé lors de la préparation du caramel de respecter quelques règles élémentaires de sécurité :

  • Éloignez les enfants ! Et oui, ce conseil est valable même sans faire du caramel.
  • Portez des longs vêtements en coton pour éviter que du caramel liquide bouillant ne fasse fondre les tissus en polymère.
  • Prévoyez une bassine d’eau froide à proximité en cas de blessure.
  • Sinon heureux de vous avoir connu.

Pour une caramélisation la plus efficace, il faut que le sucre soit le plus pur possible ! Donc, privilégiez le sucre blanc (pour une fois) plutôt que le sucre roux ou complet (même si c’est tout de même faisable). Il est également possible de le faire à partir de miel.

Il est par ailleurs possible de remplacer une partie du sucre par du sirop de glucose. Cela permet de le protéger de l’humidité. Évitez autant que possible d’ailleurs de mettre vos préparations en caramel au frais. Elles se font habituellement le plus tard possible.

Caramel à Sec
Caramel à l’eau
Caramels Beurre Salé
Caramels de Travail

Ingrédients :

  • Sucre : 500 g
  • Eau (fac) : 100 g à 150 g

Matériel :

  • Casserole
  • Maryse
  • Spatule
  • Balance
  • Cul-de-poule
  • Thermomètre
  • Bac
  • Papier-film
  • Pansements

Versez, petit à petit, un tiers du sucre dans une grande casserole. Plus la casserole sera grande, plus la couche de sucre sera fine, favorisant la caramélisation. Le fait de l’ajouter « en pluie » et non d’un coup réduit le risque de cristallisation.

Humidifiez les parois au pinceau puis chauffez à feu fort et baissez quand le caramel commence à fumer. Mélangez en donnant des coups de poignées à la casserole. 

Le sucre va alors peu à peu se transformer en caramel (jouez sur le feu en continuant de donner des mouvements de balance à la casserole).


Une fois le premier tiers caramélisé, ajoutez le deuxième tiers, toujours en pluie et recommencez les étapes précédentes. Faites de même avec le troisième tiers. 

Vous devez obtenir un caramel d’une belle couleur brune homogène


Stoppez la cuisson du caramel en plongeant le cul de la casserole dans une bassine d’eau froide ou déposez-le sur du papier cuisson (si vous voulez faire des décors ou du praliné !)

Ingrédients :

  • Sucre : 250 g
  • Eau : 50 g
  • Jus de citron : 1 c.à.s
  • Eau : 100 g à 150 g

Matériel :

  • Casserole
  • Maryse
  • Spatule
  • Balance
  • Cul-de-poule
  • Thermomètre
  • Bac
  • Papier-film
  • Pansements

Mélangez le sucre, l’eau et le jus de citron puis réalisez un caramel. Lorsque la couleur est bien ambre, retirez la casserole du feu et décuisez le caramel avec la deuxième partie d’eau préalablement portée à ébullition. Replacez sur le feu pour dissoudre les éventuels cristaux.

La quantité d’eau sera à doser en fonction de la texture désirée de votre caramel. Avec 100 g, vous obtiendrez un caramel sirupeux, et plus vous rajouterez de l’eau, plus il sera liquide. Logique.

Tout ce qu’il faut savoir à propos du travail des pâtes et fonds de tartes.

① Conseils Préliminaires
② Les Ingrédients
③ L’abaisse de la pâte
④ Le fonçage de la pâte
⑤ La Cuisson de la Pâte
⑥ L’imperméabilisation de la Pâte
⑦ Bilan

Quelle que soit la pâte à tarte travaillée (sablée, sucrée, brisée), les conseils sont les mêmes :

  • Ne pétrissez pas trop la pâte pour ne pas lui donner trop de corps. Elle deviendrait élastique et aurait tendance à se rétracter au moment de l’abaisser.
    • Privilégiez pour cela un coupe-pâte qui permet d’amalgamer les ingrédients sans pour autant les pétrir.
  • Laissez la pâte reposer au frais au minimum 2 h :
    • Une première fois après le pétrissage. Cela afin de laisser le beurre raffermir (pâtes sablées et sucrées) et permettre de l’abaisser. Une nuit de repos est l’idéal.
    • Une seconde fois après l’avoir abaissée et foncée dans le cercle. Cela afin qu’elle soit la plus froide possible et qu’elle ne s’affaisse pas lors de la cuisson dans le four. Vous pouvez même l’enfourner congelée.

À noter également que l’ensemble des pâtes à tarte se prêtent facilement à la congélation. N’hésitez donc pas à en réaliser de grandes proportions et à congeler des pâtons de 250 – 300 g.


  • Pétrissez la pâte. Laissez reposer au frais.

  • Abaissez et foncez la pâte. Laissez reposer au frais (2 h ou encore mieux, une nuit).
  • Procédez à la cuisson.

L’ensemble des ingrédients (solides et liquides) doivent être à température ambiante.

Le Beurre « pommade »

Le sucre

La Farine

Chapitre 1
Abaisse et foncer une pâte

Abaisser une pâte consiste à l’étaler sur une épaisseur assez fine pour pouvoir ensuite la foncer dans un moule (épouser les formes du moule).

Sortez la pâte du réfrigérateur, retirez le papier-film et laissez-la revenir légèrement à température ambiante quelques minutes pour qu’elle ne soit pas trop froide durant l’abaisse. Cela évitera le mauvais réflexe (mais tellement tentant) de trop appuyer sur le rouleau pour abaisser la pâte. En faisant cela, vous allez lui donner un peu trop de force.

Deux méthodes sont alors possibles pour abaisser la pâte aux dimensions requises. Quelle que soit la méthode, l’objectif est d’obtenir une abaisse de pâte de 3 à 5 mm d’épaisseur. Pas moins, elle serait trop fine et trop fragile, pas plus, elle serait étouffante et trop épaisse. 

Méthode classique

Méthode moderne

Mais avant de commencer, parlons un peu matériel. Si nos grand-mères utilisaient des moules à tartes, aujourd’hui, on privilégie plutôt les cercles pour la simple et bonne raison qu’ils assurent une meilleure répartition de la chaleur durant la cuisson (le fond du moule va retarder la cuisson du fond de tarte).

De même, le luxe est d’utiliser des cercles perforés, perforations qui augmenteront considérablement la circulation de l’air chaud.

Les cercles à tarte (non perforés) se trouvent aujourd’hui assez facilement, y compris dans les hypermarchés (Carrefour, Intermarché, Leclerc, etc.). Pour les cercles perforés, privilégiez les magasins spécialisés (Labo&Gato, Zodio, Du bruit dans la Cuisine, Alice Délice, etc.) ou internet.

Qu’il s’agisse de la méthode classique ou moderne, quoi qu’on puisse en dire, il est préférable de beurrer légèrement les bords du cercle pour éviter l’affaissement de la pâte lors de la cuisson. De même, malgré l’utilisation d’un cercle et d’un tapis perforé, ne négligez pas de piquer la pâte à la fourchette.

Méthode classique

Méthode moderne

Le Chemisage
Cuisson au four
En différé
À blanc

Le rôle

Pliez une feuille de papier sulfurisé en deux dans la longueur puis replier le coin gauche supérieur vers la tranche.

Mesurez sur la tranche (qui correspond au rayon du futur cercle) une longueur d’environ 2 cm supérieure à celle du cercle (car il faut également compter les bords qui font généralement 2 à 2,5 cm de haut !). Enlevez l’excédent et dépliez une fois le papier.

Formez entre le coin supérieur gauche et le coin inférieur droit une sorte d’arc de cercle puis dépliez. Votre « cercle » (ou presque) est réalisé. Il ne reste plus qu’à le positionner sur le fond de tarte crue et à garnir à ras-bord de billes de cuisson avant de poursuivre la recette.

On commence par la technique la plus simple. Elle consiste à cuire en même temps le fond de tarte et la garniture.

Il est toutefois préférable que la garniture ajoutée soit froide pour éviter qu’elle ne réchauffe la pâte et fasse fondre le beurre qu’elle contient. Néanmoins, ce n’est pas toujours possible (on pense notamment aux flans, bien que pour ces derniers, on puisse faire différemment). Plusieurs astuces sont possibles pour palier à ce problème :

  1. Effectuer une précuisson de la tarte (avec ou sans chemisage) durant une dizaine de minutes pour qu’elle commence à durcir puis ajouter la garniture et poursuivre la cuisson.
  2. Congeler la pâte crue, puis la garnir et la placer tout-de-suite au four (ou au congélateur à nouveau ; mais il faut avoir confiance en son congélateur). La pâte congelée retardant ainsi la fonte précoce du beurre.

Technique :

Dans la pâte bien froide (voire congelée) versez la garniture. Lissez éventuellement. Enfournez entre 160 et 180 °C. La durée dépendra de la garniture. En général ça tourne autour de 45 minutes

Il s’agit dans un premier temps de cuire le fond de tarte accompagné d’une garniture devant être cuite (crème d’amande, biscuit, etc.). Dans un second temps, après refroidissement, on complète la tarte de fruits frais, confits, crèmes ou mousses (des préparations ne supportant pas la chaleur). La méthode est assez semblable à la précédente :

Technique :

Dans le fond de tarte bien froid (voire congelée) versez la garniture à cuire et lissez avec une spatule. Placez dans le four et faites cuire à 160-170 °C (chaleur tournante) pendant 25 à 35 min.

Remarque :

Il peut être opportun de précuire une dizaine de minutes la pâte seule avant de déposer la garniture. Cela permet de l’imperméabiliser légèrement pour ne pas que la préparation, généralement humide, ne la détrempe. On dépose ensuite la garniture ne devant pas cuire (ici des myrtilles fraîches pour la Tarte aux Myrtilles de Patrick Agnellet).

Dernière catégorie, il s’agit des tartes dans lesquelles le fond cuit seul (avec ou sans billes de cuisson, voir plus haut). On dépose dessus, une fois refroidi, une ou plusieurs garnitures ne supportant pas la chaleur.

Chemisez éventuellement le fond de tarte bien froid (voire congelée) avec du papier sulfurisé et déposez des poids dans tout le cercle (billes, riz, pois-chiche, etc.). Si vous ne chemisez pas la pâte, piquez-la à la fourchette pour favoriser l’aération. Si vous utilisez un cercle perforé et un tapis silpain vous pouvez vous en dispenser.

Enfournez le fond à 160 °C (pour une pâte crémée sans chemisage) ou 170 °C (pour une pâte obtenue par sablage avec chemisage) pendant 25 à 30 minutes.

Vous pouvez en fin de cuisson réaliser un dorage à l’aide d’œuf battu. Ou, à la manière de Philippe Conticini, 20 g de jaune, 2 g de crème liquide et une pincée légère de fleur de sel (Pour rendre à César ce qui ne lui appartient pas, cette technique a été inventée par Patrice Guermonprez, formateur et professeur de pâtisserie chez Ferrandi). Cela permet à la fois de donner une belle couleur à la pâte, mais également de l’imperméabiliser dans l’éventualité où elle sera accompagnée d’une garniture humide.

Une autre façon d’imperméabiliser la pâte est d’y déposer une fine couche de chocolat fondu ou de beurre de cacao (mais au prix du beurre de cacao ça fait cher l’imperméable !).

Battez l’œuf en omelette. Décerclez délicatement le fond de tarte puis passez une fine couche à l’aide d’un pinceau pâtissier sur les bords et le fond de tarte. Repassez la tarte durant 5 min au four (toujours à la même température).

On retiendra :

  • Qu’il ne faut surtout pas trop pétrir la pâte. Préférez le coupe-pâte au robot.
  • Qu’il faut que la pâte repose deux fois :
    • Après sa confection (au moins deux heures)
    • Après son fonçage (au moins deux heures).
  • Que la pâte doit être abaissée à environ 3 mm.
  • Que pour éviter la rétractation et les bulles d’air, il est préférable :
    • Du matériel perforé (tapis de cuisson et cercle)
    • Piquer la pâte à la fourchette
    • Beurrer les bords du cercle.
    • Bien foncer la pâte pour qu’elle marque un bel angle droit par rapport aux bords du cercle.
  • Qu’à l’issue de la cuisson, on peut imperméabiliser la pâte soit à l’œuf, soit au mélange jaune et crème.
  • Que l’on peut enfin égaliser les bords de la tarte pour obtenir une hauteur uniforme en se servant d’une microplane ou d’un tamis. Attention fragile.
La Vanille

La vanille est un trésor. On n’en perd pas une once.

Fendre une gousse de vanille
Poudre de Vanille
Caviar de Vanille
Nectar de Vanille

La méthode en pas à pas

Posez la gousse de vanille sur la planche à découper puis avec côté non tranchant de la lame, appuyez sur toute la gousse de vanille pour l’aplatir. Cela sera plus simple ensuite de l’entailler.

Avec la pointe du couteau, entaillez la gousse sur toute la longueur puis, à nouveau avec le côté non tranchant, récupérez les grains de vanille en passant la lame sur toute la longueur. Effectuez un second passage si nécessaire.

Poudre de Vanille :


Les épices et les plantes
80 °C
Chaleur tournante

Ingrédients :

  • Gousse de vanille épuisée

Nettoyez les gousses de vanille épuisées lors d’une recette puis séchez-les avec un linge.

Lorsque vous utilisez votre four pour une recette, placez les gousses séchées dedans une fois qu’il est éteint. La chaleur résiduelle va sécher les gousses. Pour une version plus rapide, mettez-les à sécher dans un four réglé à 80 – 100 °C.

Une fois vos gousses de vanille bien sèches (elles doivent être cassantes) placez-les dans la cuve d’un robot-mixer ou d’un blender. Mixez jusqu’à obtenir une poudre.

Le caviar de vanille :


Les épices et les plantes

Ingrédients :

  • Gousses de Vanille : 3
  • Eau : 34 g
  • Sirop de Glucose : 34 g
  • Sucre : 17 g
  • Pectine Jaune : 4,5 g

Mélangez la pectine jaune avec le sucre. Coupez les gousses de vanille en plusieurs morceaux (sans en retirer les grains auparavant) puis versez-les dans une casserole avec l’eau et le sirop de glucose.

Faites chauffer l’ensemble puis une fois chaud (mais pas encore bouillant) ajoutez le mélange sucre/pectine et mélangez vivement. Portez à ébullition et maintenez-la une quinzaine de seconde.

Déposez l’ensemble dans le robot-coupe et mixez finement puis chinoisez et stockez dans un petit pot en verre. Utilisez pour parfumer chantilly, crème brûlée ou tout simplement un yaourt nature !

Le Nectar de Vanille :


Les épices et les plantes

Ingrédients :

  • Eau : 80 g
  • Sirop de Glucose : 80 g
  • Sucre Complet : 20 g
  • Sucre Cassonade : 20 g
  • Pectine 325NH95 ou NH Nappage : 6 g
  • Vanille : 1 gousse

Grattez la gousse de vanille. Mélangez les sucres avec la pectine pour bien la disperser et éviter qu’elle ne fasse des grumeaux. Faites chauffer l’eau, le sirop de glucose et les grains de la gousse de vanille en contrôlant la température.

Lorsque le mélange atteint 50 °C ajoutez le mélange sucres/pectine en pluie tout en mélangeant au fouet. Portez l’ensemble à ébullition et stopper immédiatement la cuisson. Versez en pots et réservez au frais.



Pas à Pas de la Recette

① La Pâte Sucrée à la Vanille
② Le Caramel tendre beurre salé
③ La Crème pâtissière à la vanille
④ Le Craquelin
⑤ La pâte à choux
⑥ Le caramel à glacer et les finitions

La Pâte Sucrée :


Jours 1 et 2

Pâte Sucrée
165 °C
Chaleur tournante

Ingrédients :

  • Farine : 230 g
  • Beurre (pommade) : 140 g
  • Sucre glace : 90 g
  • Poudre d’amande : 40 g
  • Œuf : 1
  • Jaune d’œuf : 1
  • Sel : 1 bonne pincée
  • Une gousse de vanille

Crémez le beurre avec le sucre glace. Quand le mélange est homogène, ajoutez la poudre d’amande puis les œufs en mélangeant entre les deux ajouts.

Déposez la farine sur le plan de travail avec le sel. Formez un puits et versez-y le mélange précédent. Amalgamez l’ensemble à l’aide du coupe-pâte (qui évite le pétrissage de la pâte).

Lorsque vous obtenez un mélange grossièrement homogène, fraisez la pâte de la paume de la main deux ou trois fois. Ramenez en boule puis formez un galet de pâte et filmez-le. Vous pouvez également l’étaler entre deux feuilles de papier guitare ou, à défaut, de papier cuisson. Conservez au frais au moins une heure. Deux, c’est encore mieux. Une nuit, c’est idéal.


Le lendemain, abaissez la pâte sur 3 mm et foncez les cercles à tartelettes. Replacez au frais au moins deux heures puis enfournez pour 25 minutes à 165 °C. Laissez refroidir sur grille.

Le Caramel Beurre Salé :


Jour n°1

Le Caramel

Ingrédients :

  • Sucre : 99 g
  • Sirop de Glucose ⑴ : 111 g
  • Lait : 30 g
  • Crème liquide 35%MG : 195 g
  • Sirop de Glucose ⑵ : 54 g
  • Fleur de sel : 2 g
  • Beurre : 72 g
  • Masse gélatine : 9 g
    • Gélatine : 1,5 g
    • Eau : 7,5 g

Faites chauffer dans une casserole, le sirop de glucose ⑴ puis ajoutez le sucre en plusieurs fois jusqu’à obtenir une belle couleur caramel. En parallèle, portez à ébullition le lait, la crème et le sirop de glucose ⑵.

Hors du feu, déglacez le caramel avec le mélange lacté bien chaud. Remettez à cuire jusqu’à atteindre 106 °C.

Laissez refroidir. À 80 °C ajoutez la masse gélatine puis à 65 °C ajoutez le beurre froid coupé en morceaux avec le sel. Stockez dans un pot à température ambiante.

La Crème Pâtissière à la Vanille :


Jours n°1 et 2

La Crème Pâtissière

Ingrédients :

  • Lait ½ écrémé : ½ l (500 g)
  • Vanille : 1 à 2 gousses
  • Jaune d’œuf : 4
  • Sucre semoule : 85 g
  • Amidon de maïs : 23 g
  • Farine T55 : 23 g
  • Masse Gélatine : 12 g
    • Gélatine : 2 g
    • Eau : 10 g
  • Beurre (froid) : 50 g

Portez le lait et la gousse de vanille fendue et grattée à frémissement. Filmez au contact et laissez infuser au moins 15 min.

Pendant l’infusion, battez au fouet le sucre et les jaunes d’œuf. Inutile de fouetter comme un dégénéré pour les blanchir. L’important est d’avoir un bon mélange afin que le sucre ne brûle pas les œufs. 

Ajoutez le mélange, tamisé, farine et amidon de maïs et fouettez à nouveau énergiquement.


Reportez le lait à frémissement et versez-en le tiers environ en deux ou trois fois sur les œufs sucrés en mélangeant vivement. Transvasez le tout dans la casserole puis portez l’ensemble à ébullition sans jamais cesser de fouetter afin que le mélange n’accroche pas.

Une fois l’ébullition atteinte, continuez de fouetter sur feu doux une bonne minute en mélangeant constamment pour détendre la crème (et éviter le côté mastoc). Hors du feu, ajoutez la masse gélatine et enfin le beurre bien froid pour créer le premier choc thermique.

Filmez une plaque à pâtisserie et versez-y la crème puis étalez-la en une fine épaisseur. Filmez la crème au contact et placez immédiatement au congélateur pour créer le second choc thermique jusqu’à ce qu’elle refroidisse entièrement (sans pour autant qu’elle ne se congèle !). Placez alors au frais pour au moins quatre heures (une nuit de préférence).

Le Craquelin pour choux :


Jour n°1

Les Craquelins

Ingrédients :

  • Cassonade : 50 g
  • Farine de Blé : 50 g
  • Fleur de Sel : 1 pincée
  • Beurre (pommade) : 40 g

Mélangez tous les éléments à la manière d’un crumble. Formez une pâte homogène et étalez-la entre deux feuilles de papier sulfurisé sur une très fine épaisseur. Placez au congélateur puis détaillez des petits disques de 3 cm de diamètre. Remettez au congélateur.

La Pâte à Choux :


Jour n°2

La Pâte à Choux
170 °C
Chaleur tournante

Ingrédients :

  • Lait : 62,5 g
  • Eau : 62, 5 g
  • Beurre : 110 g
  • Farine de Blé : 140 g
  • Sucre : 5 g
  • Sel : 5 g
  • Œuf : 250 g

Portez l’eau, le lait, le sel, le sucre et le beurre à ébullition dans une casserole. Hors du feu, ajoutez la farine en une fois. Mélangez vigoureusement pour former une panade puis remettez sur le feu pour former un empois de farine.

Versez la panade dans la cuve du robot et mélangez à la feuille jusqu’à son complet refroidissement (la vapeur ne se dégage plus de la cuve). Incorporez 200 g d’œuf préalablement battus petit à petit (en au moins) cinq fois. Vérifiez la texture de la pâte qui doit être souple et luisante. Ajustez avec les 50 g restant si nécessaire.

Pour vérifier si cette dernière est à point, tracez un sillon dans la pâte. Elle doit se refermer doucement.


Pochez la pâte dans une poche à douille munie d’une douille unie de 8 mm de diamètre et pochez des choux d’un peu moins de 3 cm de diamètre sur une toile de cuisson.

Déposez un petit disque de craquelin, appuyez légèrement et enfourner 45 minutes environ. Les choux doivent être bien dorés sans aucune trace blanche.

Le Glaçage et les Finitions :


Jour n°2

Le Caramel

Ingrédients :

  • Glucose : 75 g
  • Eau : 115 g
  • Sucre : 375 g

Une heure avant de foisonner la crème pâtissière, placez la cuve du robot et le fouet au frais (ou au congélateur si vous avez la place). Replacez la crème au congélateur pour 5 min pour qu’elle soit la plus froide possible puis transvasez-la dans la cuve et foisonnez-la à vitesse rapide durant 3 min.

Replacez la cuve et la crème au congélateur 2 à 3 min (ou 5 min au frais) et foisonnez à nouveau à vitesse rapide durant une minute pour incorporer de l’air dans l’air. Versez la crème dans une poche à douille et placez-la au frais au moins une heure supplémentaire pour permettre à la gélatine d’épaissir à nouveau le mélange après le foisonnement.

Pochez un peu de caramel dans les fonds de tartelettes puis garnissez à hauteur avec la crème pâtissière. Lissez. Fourrez les choux avec de la crème pâtissière à l’aide d’une poche munie d’une douille unie de 8 mm.


Réalisez un caramel avec le sucre, le glucose et l’eau puis déposez le fond de la casserole dans un bac d’eau pour stopper la cuisson du caramel. Très délicatement, glacez le sommet des choux en les trempant dans le caramel. Réservez de côté.

Foisonnez la crème liquide, la vanille fendue et grattée et le mascarpone en crème fouettée. Serrez avec le sucre puis pochez des rosages sur la crème pâtissière. Déposez le chou garni sur la crème fouettée.

Réservez au frais jusqu’à la dégustation.

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