Parler de la crème fouettée, c’est parler de la crème Chantilly, tant ces deux préparations sont jumelles, leur seule différence tenant à une pincée de sucre. Mère de toutes les crèmes, ses origines sont incertaines. Elle serait, dit-on, attribuée au grand pâtissier François Vatel, alors maître d’office du Château de Chantilly, de 1663 à 1671. Quelques années plus tard, la baronne d’Oberkirch fait mention d’une crème qu’on lui aurait servie au Hameau de Chantilly, mais elle ne nomme pas cette crème.

Il faudra attendre la première moitié du XIXᵉ siècle pour voir les premiers écrits mentionnant la crème Chantilly (dans la deuxième édition du Cuisinier Royal d’André Viard en 1820).

Pour la petite anecdote, cet ouvrage est un excellent exemple de retournement de veste que ne renierait pas Jacques Dutronc et qui résume assez bien l’Histoire politique française au XIXe siècle. Écrit en 1806, il connaitra pas moins de trente-deux éditions. Les vingt premières, de 1806 à 1817, sous le nom Le Cuisinier Impérial. Car à l’époque, on criait Vive l’empereur !

De 1817 à 1852, on criait toujours (on crie beaucoup en France), mais on criait Vive le roi ! L’ouvrage s’est alors subtilement renommé Le Cuisinier Royal. Et comme il nous restait un peu de voix, à partir de 1852, on s’est remis à crier, Vive nous ! Enfin, le peuple quoi. Le Cuisinier Royal a alors cédé la place au Cuisinier National. Ainsi va la vie des régimes.


Compositions et crèmes dérivées :

La Température de la Crème liquide

Petit précis sur les crèmes fraîches

Le Sucre… ou pas.

Le Foisonnement

L’aromatisation


Les Crèmes dérivées :

Crème fouetté + Sucre

Crème fouetté + Sucre + Mascarpone

Crème fouetté + Sucre + Fromage blanc (ou blanc en neige)

Crème fouetté + Sucre + Gélatine + Purée de Fruit

La Recette de Base
Ingrédients et Matériel
Process

Pour 500 g de Crème :

  • Crème liquide 35%MG : 500 g
  • Sucre glace : 50 g (fac)
  • Vanille : 1 gousse

Le tout-venant :

  • Maryse
  • Spatule
  • Fouet
  • Balance
  • Cul-de-poule
  • Bac
  • Papier-film

Placez la cuve et le fouet au moins vingt minutes au congélateur. Une fois l’ensemble du matériel et la crème bien froids, versez la crème dans la cuve et ajoutez éventuellement le sucre. Commencez à fouetter de façon régulière en effectuant un cisaillement d’un bord à l’autre de la cuve.

Inutile de fouetter comme un bourrin, ça ne sert à rien et ça vous fatigue. L’important est d’incorporer de l’air dans la crème, c’est ça qui va permettre de la monter. Lorsqu’elle commence à être ferme, vous pouvez augmenter la vitesse du poignet. 

Arrêtez-vous lorsque la crème liquide accroche au fouet, et possède la texture d’une mousse.

Là, c’est plus compliqué. Mettez la crème bien froide dans la cuve du robot puis fouettez à petite vitesse jusqu’à obtenir la consistance souhaitée. C’est tout.


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