
La Madeleine

Et tout d’un coup le souvenir m’est apparu. Ce goût, c’était celui du petit morceau de madeleine que le dimanche matin, à Combray (parce que ce jour-là, je ne sortais pas avant l’heure de la messe), quand j’allais lui dire bonjour dans sa chambre, ma tante Léonie m’offrait après l’avoir trempé dans son infusion de thé ou de tilleul. (…) Mais, quand d’un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules, plus frêles, mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l’odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l’édifice immense du souvenir.
— Marcel Proust, Du Côté de chez Swan
Y’a pas à dire. Il écrivait bien le bougre.
Les madeleines font partie des incontournables petits gâteaux du goûter, le petit plaisir coupable que l’on s’autorise avec un chocolat chaud. Quelles soient simplement parfumées à la vanille ou au citron (ou les deux), glacées au chocolat ou encore fourrées à la confiture, on ne s’en lasse pas. C’est l’une des premières recettes que l’on apprend avec ses parents ou grands-parents. Pas étonnant que Marcel Proust ait fini par la choisir pour illustrer les réminiscences et évocation du passé.
Dépassant les frontières, elle s’est d’ailleurs exportée en Espagne, par la route des pèlerins de Saint-Jacques, et fait désormais partie intégrante de la cuisine espagnole. Et comme toute pâtisserie qui se respecte, elle porte son lot de légende. Ainsi, elle aurait été inventée au Château de Commercy par une jeune cuisinière, Madeleine Paulmier.
Lors d’une réception donnée en l’honneur du duc Stanislas Leszczyński, père de Marie Leszczyński, épouse de Louis XV, (et donc l’arrière-grand-père de Louis XVI), le cuisinier ayant rendu son tablier, mais en revanche pas le dessert, on se trouva en panne de plaisir sucré. C’est alors que notre jeune cuisinière se proposa de fabriquer ces petits gâteaux dont elle tenait la recette de sa mère. On accepta.
Et le dessert fut si apprécié, que le duc, galamment, baptisa ces petits gâteaux du nom de la cuisinière. Une autre origine de ces biscuits, avancée par l’ethnologue Charles Sadoul, serait celle d’une cuisinière du Cardinal de Retz. Le point commun au deux histoires demeurant le château de Commercy.
Composition :
La bosse de la madeleine :
Le secret, c’est le repos pour obtenir une pâte bien froide. Il est conseillé faire la pâte au moins 2 h au frais, voire toute une nuit avant de procéder à la cuisson.
L’objectif étant que la pâte pousse là où on le souhaite, soit au centre de la madeleine. Si la pâte poussait partout, on aurait une madeleine plutôt plate.
Si la pâte doit être bien froide au moment de la cuisson, c’est pour que la chaleur pénètre plus rapidement sur les bords du moule qu’au centre. En effet, l’épaisseur de pâte y sera plus importante.
Sur les bords, la pâte va donc cuire rapidement en quelques secondes… ne laissant plus que le centre pour que la levure pousse la madeleine. Ce qui permet de créer la bosse. Avec une pâte à température ambiante, cet écart serait moins important. Ainsi, il est aussi préférable d’utiliser un moule qui facilite la circulation de la chaleur. On privilégiera ainsi les moules en alu ou exopan plutôt que le silicone.
Pour que le point précédent se fasse sans problème, il est également nécessaire de faire circuler la chaleur de façon homogène. C’est pourquoi il est préférable de placer le moule directement sur une grille que sur une plaque.
Cette dernière ralentirait la cuisson par le bas des madeleines. Cependant, vous pouvez opter pour une plaque perforée et la placer au moment de préchauffer le four.
Enfin, un dernier point important est l’incorporation de la levure. On l’oublie souvent, mais la levure chimique s’active avec la chaleur et l’humidité ! Une pâte trop chaude va commencer à pousser avant même que vous l’ayez mise dans les moules ! Il faut faire donc attention au moment d’incorporer le beurre : il doit être fondu, mais pas chaud !
L’idéal est donc de mélanger des ingrédients ramenés tous à température ambiante (œufs, lait, etc.) et de laisser refroidir le beurre fondu sans pour autant qu’il ne fige à nouveau.
La Madeleine sur le Blog :
Tout comme les financiers, la pâte à madeleine se prête idéalement à la réalisation de biscuits fins pour garnir un entremets. C’est d’ailleurs le biscuit que j’affectionne le plus, notamment la recette, parfaite, de Christophe Felder et Camille Lesecq.
Les Recettes de Madeleines :
Leurs Utilisations :
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Un parfum de figue et d’agrumes Figues, Agrumes et Brebis
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Les Ors de la Champagne -

Corbières, Entre Ciel et Moulin Entremets Figues, Maury et Citron
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Vanille Rouge de la Réunion Entremets Fraise, Framboise et Vanille
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Pierre de Jade Entremets Matcha, Miel, Citron, Passion et Fromage Blanc
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Quelque part entre l’Adour et la Garonne -

Fragments -

Garrigue -

Number Cake aux trois chocolats -

Bûche Milady -

PMF -

Fleurs des Îles sous le Vent -

Bûche Ganesh -

Voyage aux Pays de l’Or Noir
Les Gestes, Techniques et Savoirs :
Les Habillages et Apprêts
Les apprêts sont les phases préliminaires effectuées sur les matières premières avant leurs façonnages et éventuellement leurs cuissons.
Remarques :
- Certains apprêts ou habillages sont aussi des découpes et taillages. Pas étonnant donc de les trouver dans les deux catégories.
- Le terme habillage est réservé aux poissons et volailles.
Les Recettes :
Rien pour le moment. Repassez dans une heure… Ou peut-être un peu plus tard
Les Gestes Techniques
C’est une section, avouons-le, un brin fourre-tout. On y apprendra les différences entre crémage et sablage, comment tourer une pâte feuilletée ou récupérer ses chutes, etc.
Les Recettes :
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Les Découpes et Taillages
La coupe des ingrédients, principalement les fruits et les légumes (julienne, brunoise, dé, etc.), mais également les poissons ou les viandes (lever un filet, désosser, etc.).
Les Recettes :
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Les Façonnages
Une fois les préparations terminées, il faut alors les mettre en forme ou les monter les uns avec les autres. Cette étape peut prendre différents noms en fonction du type d’appareil fabriqué :
Le façonnage est plutôt utilisé pour la mise en forme des pâtes. Il peut s’agir de foncer une tarte, de façonner les différentes brioches (boule, tresse, etc) ou les viennoiseries.
Les Recettes :
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Les Dressages et Couchages
Une fois les préparations terminées, il faut alors les mettre en forme ou les monter les uns avec les autres. Cette étape peut prendre différents noms en fonction du type d’appareil fabriqué (façonnages, dressages et couchages).
Le dressage est le fait de pocher un appareil à la poche à douille, tout comme le couchage qui est un terme équivalent, plutôt réservé à la pâte à chou (éclairs, choux) et aux macarons.
Les Recettes :
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Les Montages
Cette section regroupe l’ensemble des méthodes destinées à donner la forme « finale » du produit. Qu’il s’agisse du montage à l’envers d’un entremets ou, à l’endroit, comme pour une charlotte ou un fraisier, voire encore le roulage d’une crêpe de riz pour fabriquer un nem ou un samoussa.
Les Recettes :
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Les Cuissons, Conservations et Congélations
Il s’agit d’en apprendre davantage sur les modes de cuisson (par expansion, par concentration) mais également les préparatifs pré ou post-cuissons (dorage, lustrage, etc.).
On y trouve également les méthodes de conservations, de stérilisations (confitures) ou de traitement divers (dégorgeage, etc.)
Les Recettes :
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Les Finitions
Il s’agit d’en apprendre davantage sur le pochage des petits décors à la poche à douille, etc.
Les articles :
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Le Matériel
Il s’agit d’en apprendre davantage sur le remplissage d’une poche à douille ou bien la formation d’un pochoir ou d’un cornet.
Les articles :
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Histoires et Cultures Culinaires
Pourquoi parle-t-on d’appareil à crêpe et non de pâte à crêpe ? Pourquoi le canelé bordelais ne prend qu’un « n » (ou pas) ? Quel est le lien entre Napoléon, la betterave et le Gianduja ? C’est à ce genre de question qu’est dédiée cette section.
Les articles :
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Culture Scientifique
Section la plus redoutée pour certains, elle doit permettre de mieux comprendre notamment les proportionnalités (comment adapter les quantités d’un entremets en fonction de la taille du cercle).
C’est également l’occasion de parler de certaines grandeurs associées à la cuisine telles que la masse ou le volume.
Les articles :
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Les Matières Premières
Quelle est la différence entre la farine et la fécule ? Qu’est-ce que la nixtamilisation du maïs ? Bref, quelques notions autour des produits qu’on utilise dans nos cuisines.
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